Mon enfance

Petite, je suis vive ; effacée devant les élites de la classe, mais pas avec mes ami(e)s parmi lesquels je
suis la première à inventer des jeux. Je possède de nombreux jouets ; j’ai tout ce dont j’ai besoin pour
grandir. Les Barbie sont ma grande passion, tout comme les Lego et la console, notamment la Master
System, qu’il était incroyable de posséder à l’époque.

Physiquement, je porte des couettes d’où mon surnom de « miss couette ». Mes cheveux sont blonds et bouclés. Mon père a gardé mes dessins d’enfant où je me représente toujours avec mes cheveux longs et sou vent assise sur une balançoire. Effectivement, la balançoire a été très présente dans ma vie et j’aimais mes cheveux.


À l’école maternelle des Cordeliers, rue Châtelaine à Laon, aujourd’hui transformée en logements, je me débrouillais correctement. Les institutrices étaient satisfaites de moi. Elles pensaient que j’avais de l’avance.

J’ai des souvenirs très forts de ma petite école, comme l’odeur de la colle, une classe, un aquarium, les dispositions des chaises, des tables et tapis au milieu pour m’asseoir et écouter des histoires. Je me souviens des siestes de l’après-midi, que je n’aimais pas. Heureusement, pour nous endormir, on nous chantait des comptines. Étant pudique, les petits WC sans séparation étaient une difficulté pour moi.

J’ai six ans lorsque je rentre en CP à l’école Champfleury, rue Vinchon à Laon. Je suis une élève moyenne. Je m’ennuie en classe, je trouve les journées longues, assise sur une chaise. Je prends conscience très vite que les enfants qui réussissent seront plus regardés que les autres, dont je faisais partie.

J’essayais d’avoir bon cœur et ma grande passion était les animaux de compagnie : hamsters, gerbilles, oiseaux. Grâce à mes parents, j’avais la chance d’en avoir et je m’en m’occupais avec le plus de soin possible. Papa était le premier à m’aider si besoin, construisant sans cesse des cages, plus ou moins grandes.

Ces animaux sont un refuge. Je sauvais des oiseaux. Je me souviens avoir sauvé une tourterelle qui était tombée du nid dans la cour de l’école. Je l’ai mise dans la poche immense de ma superbe robe et lui ai appris à voler. Nous avons fini par créer un lien et, le jour où je l’ai remise en liberté, elle ne voulait plus partir. Elle est restée quelque temps devant ma fenêtre, puis a fini par prendre son envol.
Je me suis construite ainsi, en comblant les manques de l’école par l’amour de mes animaux.

Créative Elise

Posted in

Laisser un commentaire